Opérateur de surfaceuse

La conduite d’une surfaceuse à glace parait simple mais il n’en n’est rien. La conduite sur une surface glacé et glissante et déjà en soit un défi. Rajouter des opérations ou des manœuvres à faire tout en conduisant, afin de livrer une surface de qualité et vous aurez une idée de la tâche difficile qu’un vrai opérateur de surfaceuse doit accomplir. Ces machines valent entre 110-150 milles dollars neuves. C’est un des plus gros investissements dans un équipements d’entretien pour un aréna. Cependant Attention, la conduite de la surfaceuse ou son opération dans un aréna « municipal » ayant un taux d'occupation d’au moins 70 heures par semaine, n’a rien a voir avec la conduite ou l’opération d’une surfaceuse dans un amphithéâtre de la LNH. Les deux sont loin d’être pareil, l’expertise nécessaire pour l’entretien d’une patinoire municipale est de beaucoup supérieur ! En fait les difficultés sur une patinoire « municipales » sont multipliées par 10.

Il n’est pas rare de voir de vrai « conducteur » de surfaceuse filé a tout allure sur la glace en accélérant et décélérant constamment afin de pas perdre la ligne de conduite. Ses champions de la vitesse n’ont même pas le temps de regarder derrière eux afin de s’assurer que leur manœuvre donne un résultat de qualité. Il n’y a aucune place dans cette « course » pour l’ajustement de l’eau ou de la lame. Ils empiètent de plusieurs pouces sur des lignes déjà surfacer. En fait très peu d’opérateur savent vraiment faire un vrai surfaçage de la glace.

Il faut comprendre que le surfaçage de la glace demeure un « processus » intuitif et d’expérience. Il faut rapidement être en mesure de bien lire l’état de la glace, quelques fois cela est facile, d’autres fois plus compliquée. Aucune information n’est disponible sur l’état de la glace, aucun capteur ne peut donner l’état de la glace, son épaisseur, sa température, la quantité de neige produite, la profondeur des sillons laissé par les patineurs. L’opérateur est laissé a lui-même, il doit à l’intérieur d’un temps limite (8-10 minutes) être en mesure de lire l’état réel de la surface glacée et d’ajuster ses paramètres au fur et en mesure de sa lecture qui se doit d’être la plus précise possible. De plus, il doit tenir compte du reste des activités à se produire sur la glace pour le reste de la journée. Il doit être capable d’accomplir cette tâche dans un temps limite et chronométré, dans un environnement clos ou à tout moment un spectateur ou un participant pourrait s’inviter. Tout ce qu’il a pour l’aider dans cette tâche, ce sont ses sens. Il doit être concentré, observer la surface régulièrement en avant et en arrière, écouter le bruit de la neige dans la benne ou le bruit de la neige dans la spirale qui seront des signes pour lui d’enlever ou de mettre du couteau, de suivre le débit d’eau qui se déverse pour « polir » la glace et d’ajuster sa vitesse en fonction de son débit d’eau ou d’ajuster son débit d’eau en fonction de sa vitesse selon le cas. Pas évident tous ça !

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